[#RUN] Compte rendu : Trail de l’Ebron – Passerelles du Monteynard

Le samedi 14 juillet 2018, après plusieurs semaines de préparation, j’ai couru mon premier trail, le Trail de l’Ebron, 15km et 700m de dénivelé positif.

Une expérience unique et parfaite qui s’est soldée par une 9ème place féminine et 8ème senior féminine en 1h51 ! Je vous raconte tout !

7h : Se lever à la même heure que pour aller au travail, un samedi matin, c’est le signe qu’il y a une course, non ?! Je m’habille rapidement, m’enduis de crème solaire car la journée s’annonce chaude et je pars en compagnie de monsieur, direction la base nautique de Treffort, non sans avoir vérifié une dernière fois le contenu de mon camelbag ! Je suis un peu stressée mais j’ai en même temps hâte d’en découdre et de voir la concrétisation de ces semaines de préparation !

8h : Arrivée sur le parking, plus de 1h45 avant le départ de la course : on est large ! J’en profite donc pour avaler mon petit-déjeuner. Pas facile de tartiner son pain sans gluten de purée d’amandes, mais bon, c’était ça ou un estomac trop noué à 7h du matin pour avaler quoi que ce soit ! On part ensuite récupérer la navette qui nous emmène sur la base nautique. Récupération du dossard, quelques photos, dernier pipi et on arrive doucement vers l’heure du départ !

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9h45 : le compte à rebours est lancé ! C’est vraiment le moment où je réalise que, ça y est, je vais m’élancer sur mon premier trail ! J’ai le cœur qui bat, les jambes qui flageolent. Je trouve tous les coureurs qui m’entourent beaucoup plus entraînés que moi, mieux équipés. Certains ont des bâtons, d’autres des lunettes de soleil de compét’, d’autres encore des chaussettes de contention. Je remets tous mes choix en question, jusqu’à celui de mes ravitos… Bref, je suis stressée et mes pensées sont donc totalement incohérentes ! Heureusement, le briefing de départ vient interrompre le flot de mes pensées. J’écoute attentivement afin de glaner quelques tips pour le reste de la course. Puis, 1492, Christophe Colomb de Vangelis retenti dans les amplis, signe que la course ne va pas tarder à démarrer !

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3-2-1… C’est parti ! Les premiers mètres sont un peu brouillons car la foule des coureurs est compacte. Mais très vite, arrive la 1ère montée qui permet de faire un peu le tri entre tous les participants. J’essaie d’adopter une foulée pas trop rapide, pour ne pas me mettre dans le rouge, mais je me sens vraiment bien, un cardio bas et la sensation d’être parfaitement au bon endroit, au bon moment. Il faut dire que pour le moment le parcours est plutôt roulant.

KM5 : Après une descente sablonneuse, apparaît cette célèbre passerelle de l’Ebron ! Un gros mastodonte en métal, suspendu au dessus du vide. Interdiction de courir dessus et c’est tant mieux car elle bouge vachement cette passerelle ! Je profite de cette pause pour prendre une petite photo (en serrant très très fort mon portable dans les mains !!) et surtout pour m’hydrater. Je sais que par ces chaleurs, un manque d’hydratation pourrait vraiment mettre à mal l’issue de ma course !

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A la fin de la passerelle, la vraie montée commence ! Le chemin est étroit et les personnes devant moi ont déjà commencé à marcher. Je me cale donc sur eux tout en essayant de garder du rythme. Ce n’est vraiment pas facile ! J’aimerais doubler mais, si certaines personnes sont conciliantes et me laissent passer de temps en temps, d’autres sont beaucoup plus difficiles à doubler ! Je tente parfois timidement ma chance quand je sens vraiment que je suis sur un faux rythme mais c’est tout. Heureusement, parfois le chemin s’élargit et je peux facilement doubler jusqu’à trouver les lièvres parfaits avec lesquels je vais faire un bout de route.

KM7 : Après une belle montée, une grosse descente qui a mis à mal les quads et qui m’a surtout montré que mes entraînements avec le magasin Spode et Yoann Stuck n’avaient pas été vains (je me suis à plusieurs reprises répété la phrase de Yoann « Ne pas avoir peur de la descente mais l’accepter et se pencher en avant »), arrive le ravito tant attendu ! Il me reste encore pas mal d’eau, mais je fais quand même le plein de mes flasques et j’en profite pour boire deux verres d’eau avant de repartir. Même si je sens tout ce liquide s’agiter dans mon estomac à chaque pas, je me dis qu’il devrait m’être bénéfique pour la suite de la course. Et en effet, vu les litres de sueur que je perds à chaque pas (instant glamour !), il faut vraiment que je pense à bien m’hydrater ! Je poursuis ensuite ma course à bonne allure mais sans me mettre dans le rouge.

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KM11 : Après un chemin vallonné mais roulant, arrive la seconde grosse montée de la course. Je sens mon corps un peu moins enclin à me répondre promptement mais je suis déterminée à ne rien lâcher ! Je me mets dans ma bulle et je monte progressivement, toujours en mettant du dynamisme dans mes pas. Je double plusieurs personnes, d’autres me doublent à leur tour mais j’essaie de garder un rythme constant.

KM13 : Arrivée au Domaine du Clos où de nombreuses personnes sont là pour nous encourager. Un vrai plaisir que de voir tant de personnes ayant fait le déplacement dans le but unique d’encourager des coureurs. Une des spectatrices me fait rire avec sa phrase « vous êtes courageux… ou peut-être simplement fous » ! Haha, oui, peut-être !
Depuis quelques kilomètres, j’ai pris pour lièvre une coureuse dont la foulée me convient ! Un des bénévoles nous annonce que nous sommes 9ème et 10ème féminines ! Mon cœur fait un bon et j’ai dû mal à croire à cette information ! Dans le coin de ma tête, je préfère donc remettre en doute sa parole pour ne pas m’emballer et me concentrer sur les derniers kilomètres restants.

KM14 : Il reste 3 kilomètres de descente ! La fin est proche mais je sais qu’il va falloir que je sois en éveil jusqu’au bout car avec la fatigue, ma vigilance est amoindrie et je ne voudrais pas finir avec une cheville en moins ! J’essaie tout de même de conserver un bon rythme. La femme devant moi me laisse passer. Même si je ne veux pas y croire, une petite voix dans ma tête me dit que, si c’est vrai, je suis 9ème féminine ! Je m’empresse de la faire taire et je me concentre. On entend au loin les hauts-parleurs. Mon cœur s’accélère en arrivant sur le plat. Le nombre de spectateurs augmente fortement, le bruit aussi, je sais la ligne d’arrivée proche. Je perds un peu la notion du moment présent et je passe en pilote automatique. J’ai du mal à trouver mon chemin, je m’apprête à continuer tout droit mais heureusement une spectatrice me crie de tourner à gauche ! Mes pas foulent le tapis, j’entre dans la zone d’arrivée entourée de barrières. Il me reste quelques virages. Je n’arrive pas à y croire que je l’ai fait ! Tous ces encouragements m’impressionnent et je sens ma timidité revenir au galop mais je continue et passe la ligne d’arrivée après exactement 1h51 de course ! Tellement heureuse et un peu sonnée d’avoir réussi !

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Maintenant, place à la récupération à grand renfort de bière locale, de glace artisanale et d’un pique-nique en plein air !

Et, sur un malentendu, je me demande si je ne vais pas re-signer pour l’année prochaine, mais sur le format 23 ou 30km !

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