Gérer une blessure sportive

Si vous me suivez déjà depuis un moment sur Instagram (si ce n’est pas (encore) le cas, c’est par ici ==> ♡), vous devez savoir que je suis une grande férue de course à pied.
Je pratique le running depuis déjà presque 4 ans et chaque sortie est l’occasion pour moi de me découvrir un peu plus, de me forger des challenges personnels et de repousser toujours plus mes limites.

Sauf que cet été, mon corps a dit « stop », mon pied n’a plus voulu supporter les chocs continuels que je lui imposais et le verdict est tombé : une belle aponévrosite plantaire qu’il va falloir soigner avec beaucoup de douceur, d’étirements et d’hydratation. Et surtout avec l’arrêt total de la course à pied le temps que l’inflammation se résorbe.

Le but de cet article n’est pas de m’étendre sur ce qu’est une aponévrosite plantaire, ni comment la soigner en tant que telle puisque je ne suis (et ne serai jamais) médecin. Si vous pensez en avoir une, si vous avez une douleur aiguë sous votre voûte plantaire lorsque vous marchez/courez/sautez, mon conseil le plus utile serait de consulter au plus vite un médecin qui sera capable, lui, de vous rediriger vers un spécialiste. Et mon second conseil sera, bien entendu, d’écouter et de suivre les conseils du-dit spécialiste, même s’il y a de fortes chances que ce ne soient pas ceux que vous auriez aimé entendre (du type : « on arrête de courir et on se met au repos »… « whaaat ???!! »).

Mon but aujourd’hui est de vous aider, autant que faire ce peut, pour gérer cette période, longue et souvent frustrante, de guérison. Je vais vous parler de mon expérience, vous donner des pistes pour ne pas vous morfondre dans votre fauteuil en vous gavant de glace Ben&Jerry’s, de chocolat ou autres plaisirs coupables et sucrés (même si parfois ça peut faire du bien).

– Découvrez de nouveaux sports –

Prenez votre période de convalescence comme une opportunité toute trouvée pour diversifier votre pratique sportive et découvrir (ou redécouvrir) de nouveaux sports.

Vous avez une blessure à l’épaule ? Tenter le vélo.
Votre genou ne répond plus de rien ? Et si vous vous mettiez à la natation !

Vélo, natation, yoga… sont tout autant de sports doux pour les articulations et qui vont vous permettre de laisser au repos la zone inflammée. Bien entendu obtenez au préalable l’autorisation de votre spécialiste pour éviter d’aggraver votre situation, mais une fois que vous aurez sa validation : lancez-vous ! Et comme pour votre précédent sport, passés les premiers jours de pratique, déterminez-vous de nouveaux challenges, de nouveaux temps à respecter et, pourquoi pas, inscrivez-vous à une compétition. Une fois votre convalescence terminée, la pratique de ce nouveau sport ne sera que bénéfique pour la reprise, toute en douceur, de l’ancien. Vous aurez fabriqué de nouveaux muscles, vous vous serez renforcé dans une nouvelle discipline et celle-ci vous permettra même de gérer la frustration de la reprise (oui… votre niveau en aura pris un coup… c’est comme ça).

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Mon expérience 

Personnellement, pendant ma période de convalescence post-aponévrosite, je me suis lancée à corps perdu dans la natation. Pendant mes années étudiantes, j’avais déjà pratiqué cette discipline (avant même de découvrir le running), mais je l’avais peu à peu délaissée par manque de temps, de piscine à proximité… Cette blessure a été une bonne aubaine pour renouer avec une précédente passion.

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Brasse, crawl, dos crawlé, j’ai tout tenté de perfectionner, j’ai découvert de nouveaux muscles dans mon dos que j’avais négligé… et je sais que je reviens aujourd’hui plus forte au niveau du tronc et de la sangle abdominale… autant d’atouts pour reprendre sereinement la course à pied (et ménager mon dos par la même occasion). J’ai même pris la résolution de caser une session de natation par semaine désormais ! (et pourquoi pas un premier triathlon XS ?… mais ne nous emballons pas !).

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– Prenez du temps pour vous –

Ne nous voilons pas la face, la pratique sportive prend du temps, beaucoup de temps ! Si vous courez, votre semaine type est généralement composée de séances de fractionnés, de séances en endurance fondamentale, de sorties longues, de gammes, de renforcement musculaire… j’en passe et des meilleures ! Tout autant de travail qui laisse peu de temps pour une autre activité. Alors, bien sûr, en étant passionné, on ne voit pas ces séances comme des contraintes mais bien comme autant d’occasions de prendre du plaisir, de souffrir parfois, de repousser ses limites, de se challenger… Seulement cela vous limite grandement pour nourrir vos autres passions. Et je suis sûre que vous en avez pleins ! Cuisine, musique, loisirs créatifs, lecture, écriture, photo… maintenant que vos activités extra-professionnelles se sont réduites comme peau de chagrin avec l’arrêt du sport, vous disposez devant vous de quantité de temps que vous pourrez mettre à profit pour d’autres passions. Profitez-en !

Sortez voir ces amis que vous avez un peu négligé car vous vouliez vous lever tôt le lendemain pour courir à jeun.
Dépoussiérez ce piano qui vous sert, depuis bien trop longtemps, plus de porte-affaires que d’instrument de musique.
Retournez rendre visite à votre libraire.
Remettez-vous derrière les fourneaux pour ne plus servir à tout-va des verrines à vos invités en pensant être au top de la tendance culinaire actuelle.
…Bref, faites-vous plaisir et développer de nouvelles compétences !
Vous serez toujours à temps de réaménager votre emploi du temps lorsque vous pourrez de nouveau rechausser vos baskets.

Mon expérience

Mon plus grand défaut Ma plus grande qualité est d’être intéressée par quantités de choses aussi diversifiées que la photographie, la lecture, la couture, le tricot, la cuisine… Alors, comme il est difficile de réaliser des muffins en courant, de me tricoter une écharpe en faisant ma séance de fractionnés ou encore de lire en faisant des abdos, j’ai profité de ma mise à pied sportive (quelle ironie que la langue française !) pour reprendre avec plaisir toutes ces activités ! J’ai repris en main mon blog, j’ai inventé de nouvelles recettes de cuisine, j’ai lu les sorties de la rentrée littéraire au moment de la rentrée littéraire (et non 6 mois après) et ça m’a grandement aidé à me vider la tête et à maitriser cette envie de chausser mes baskets à chaque frustration que la vie mettait sur mon chemin (et elle en a mis, croyez-moi !).

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***

– Acceptez cette situation et faites en une force pour la suite –

Mon dernier conseil serait d’accepter ce qui vous arrive et d’être honnête vis-à-vis de vous-même et de ce que vous vivez.

Oui, arrêter de faire ce que vous aimer est dur, frustrant, rageant, exaspérant. Vous allez passer par des périodes toutes grises où vous allez vous demander « pourquoi vous ? », « pourquoi cette blessure ? ». Des périodes où vous aurez l’impression que cette douleur sera éternelle, que jamais vous ne pourrez reprendre votre pratique, votre niveau, votre passion… C’est un fait et acceptez-le. Verbalisez ce que vous vivez avec des personnes qui sont passées par là ou, comme ici, par le bias de l’écrit. Documentez-vous sur votre blessure (non, pas sur Doctissimo mais dans des livres pertinents), sur votre sport. Apprenez de ce temps de repos pour repartir sur de bonnes bases lors de la reprise. Soyez indulgent avec vous-même. Et lorsque le temps sera venu, reprenez en douceur, tout en douceur, avec parcimonie et respect de votre corps. Promis, vous allez retrouver bien assez vite votre niveau d’antan !

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Mon expérience 

Je ne vais pas vous mentir sur mon expérience, vous dire que j’ai vécu cette période avec ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Non. Je suis passée par des périodes de mou, de gris, de blue comme diraient nos amis anglophones. Parfois, j’ai pleuré de frustration en sortant de ma séance de kiné, j’ai insulté en silence cette nageuse qui m’avait grillé la priorité pour avance à deux à l’heure une fois devant moi, j’ai détesté lire ce livre alors qu’il faisait un temps parfait pour une sortie longue.

Mais dans le même temps, j’ai profité de cet arrêt pour remettre en question ma pratique du sport, pour me remettre en question. J’en ai tiré des leçons, compris que je devais avoir une relation plus apaisée avec moi-même, être plus douce, tendre, ne pas toujours me pousser dans mes derniers retranchements, chercher toujours plus à connaître mes limites. J’ai appris encore plus sur les bienfaits des étirements, de l’hydratation, des temps de repos, des massages. Je sais que c’est forte de ce bagage et de ce vécu que je vais rechausser mes Asics et me décider, une bonne fois pour toute, à accrocher mon premier dossard !

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